Let's regulate food delivery in Belgium

#Savemyresto

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68 restaurants inscrits ūüí™
Anonymat garantit
Commission Fees

Bruxelles                 30%
Anvers                     30%
New-York                 20%
Chicago                   15%
Seattle                     15%
San Fransisco         15%
Boston                       5%
Washington DC      15%
Jersey City              10%
Baltimore                 15%
Los Angeles            15%

Pour une régulation saine des plateformes de livraison

La crise et les mesures sanitaires ont plongé de nombreux restaurants en situation de dépendance économique, révélant ainsi un problème majeur de notre secteur.

Les grandes villes des Etats-Unis ont pris des mesures de protection pour leurs restaurants. New-York, Los Angeles, San Francisco, Chicago, Seattle, Boston ou encore Washington DC ont limité la part des recettes captées par les entreprises de livraison via application.

L'√Čtat du New Jersey a r√©cemment l√©gif√©r√© en ce sens (5 juillet 2020) en limitant √† 20% les commissions en temps de crise.

De nombreuses associations de restaurateurs réclamaient déjà avant la crise des commissions plus équitables et celle-ci a eu effet d'accélérer les décisions des différentes villes.

Les taux de commission de 30 à 35% usuels ont été réduits à 15% avec, dans certaines villes, l'interdiction de répercuter la diminution sur les clients ou les livreurs.

Mesures salvatrices pour des indépendants dont la survie est/était menacée.
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Nous vivons une situation similaire, ici en Belgique, c'est pourquoi nous invitons tous les restaurants-partenaires de ces plateformes à nous rejoindre pour solliciter les pouvoirs publics.

Nous pensons que la valeur créée par le secteur n'est pas répartie de manière équitable et ne nous permet pas une rentabilité décente.

Le livraison de repas ne constitue plus une activité secondaire et complémentaire pour beaucoup d'entre-nous, la demande ayant migré vers ces nouvelles solutions ; les plateformes sont devenues de fait incontournables et elles représentent souvent la part la plus substantielle de notre activité.

La situation s'est dégradée avec les mesures sanitaires et certains restaurateurs rapportent même une rentabilité négative sur chaque commande.
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Cette rentabilit√© √©tait d√©j√† extr√™mement fragile compte tenu de la fiscalit√©, des charges de personnel, du co√Ľt des mati√®res premi√®res et de nos loyers.

Les 5 à10% de rentabilité - idéal déjà difficile à obtenir en restauration traditionnelle - ne sont pas atteignables en livraison.


Répartition des prix de plusieurs commandes entre livreur, restaurant et plateforme de livraison (hors TVA)
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Concernant la rentabilité de Uber Eats et Deliveroo, nous pensons qu'il y a deux façon de voir les choses. Au niveau global, ces sociétés ne sont pas en bénéfice et leur modèle d'affaire est souvent remis en question. Il en va de même pour la société Uber (taxi). Or celle-ci déclare des bénéfices depuis 2014 via sa filiale en Belgique (source bnb) et Uber Eats est, pour certains analystes, la branche la plus rentable du groupe Uber.

Par ailleurs, des soci√©t√©s concurrentes, sur d'autres march√©, ont d√©montr√© que ce mod√®le peut √™tre rentable (Grubhub, takeaway.com, etc.). Nous pensons que les √©normes investissements de d√©ploiement sur de nouveaux march√©s et les guerres commerciales auxquelles elles se livrent dans des villes o√Ļ 4, 5 ou 6 acteurs se partagent le march√© gr√®vent leurs comptes.

Au niveau local, en Belgique, les filiales sont très probablement rentables. Malheureusement, sans accès à leurs bilans, nous ne pouvons que supposer cette rentabilité. Il apparait de manière clair que ce n'est pas dans leur intérêt de donner cette information, vis à vis des livreurs et des restaurants.

Les restaurateurs ont contribué au développement de ce nouveau segment de l'Horeca en adaptant leurs cuisines, leurs plats destinés à être livrés, en créant des menus spécifiques et en s'adaptant aux contraintes de la livraison, participant nettement à l'amélioration de l'expérience client.

Nous ne pouvons pas sous-traiter une partie de notre activité au Maroc ou à Madagascar comme le font Uber Eats et Deliveroo pour leur call-centers.

Nous ne pouvons pas engager des indépendants ponctuellement pour chaque commande et leur demander d'utiliser leur propre matériel de cuisine, ni éviter de payer les congés payés/maladies à nos employés.
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Nous ne b√©n√©ficions pas des m√™mes √©conomies d'√©chelle, nos co√Ľts augmentent lin√©airement avec notre volume d'activit√©.
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Pour toutes ces raisons et compte tenu du contexte inédit de crise, nous en appelons aux pouvoirs publics afin de prendre des mesures spéciales de protection pour nos entreprises et de contraindre ces plateformes à diminuer leurs taux de commission à 15% jusqu'à la fin de l'année.

Ces sociétés ayant largement profité de la crise et en particulier Uber Eats, +53% de recettes, cela nous semble être une juste participation à l'effort de guerre que nos établissements ont et continuent de fournir. A l'instar des villes américaines, ces mesures devraient être prises en urgence et inclure l'interdiction de répercuter les baisses de recettes aux clients et aux livreurs.

Petits commer√ßants ou m√™mes artisans, passionn√©s par notre m√©tier, nous sommes des entrepreneurs ind√©pendants, pourvoyeurs d'emplois, payant leurs imp√īts en Belgique et ne comptant pas leurs heures ni leurs efforts pour satisfaire les clients de ces plateformes... nos clients.

Des similitudes avec notre situation peuvent √™tre trouv√©es dans le conflit qui a oppos√© Booking.com aux h√īteliers m√©contents des pratiques qui leur √©taient impos√©es. Devenu incontournable car d√©tenant la demande, ce site internet a finalement d√Ľ se plier aux mesures de r√©gulations de la Commission Europ√©enne au terme de longues proc√©dures.

Il en va de la survie de nos établissements de saisir cette occasion pour rétablir un rapport de force équilibré entre nous et nos partenaires de livraison.
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Remarques supplémentaires :
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Les actions promotionnelles 1+1 gratuit, organisées par les plateformes et qui durent une semaine (Buy One, Get One) sont entièrement à la charge des restaurants. Nous sommes quasi contraints d'y participer, sachant qu'en cas de non-participation, nos volumes de vente s'écroulent.

Les consommateurs ne connaissent pas la répartition du prix des commande entre les différents acteurs. Nous pensons qu'il y a un manque de transparence vis à vis de notre clientèle. Nous sommes pour un affichage obligatoire des commissions prises aux restaurants, frais et rémunérations réelles des livreurs aussi bien dans les applications à la commande que sur les tickets accrochés aux sacs de livraison.
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Une mesure de protection des consommateurs a été prise en ce sens à Chicago.
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